De Lima à Pucallpa ... La fin de la route

Publié le par JacquesB de Pucallpa (Pérou) à 11:06

Pucallpa, Pérou

 

Voilà, c'est ce soir que je prends l'avion pour Iquitos. C'est finalement le choix que j'ai fait : au lieu de me rendre à Iquitos par bateau, une affaire de 5-6 jours, j'ai décidé de m'y rendre par avion, un trajet d'une heure, me réservant mon "trip bateau" pour l'Amazone.

 

 

 

De Lima à Pucallpa par la route, il faut compter une bonne vingtaine d'heures de bus.

À Lima, on a le choix : ou bien prendre un bus direct Lima-Pucallpa dans un véhicule première classe et la moitié du trajet de nuit ou bien couper le voyage en deux en s'arrêtant à mi-chemin à Tingo Maria pour y passer la nuit. Le trajet de 8 heures Tingo Maria-Pucallpa se fait alors dans un "autobus de brousse" sur une route à 90 % non pavée...

 

 

Mais si l'on s'ennuie ou encore on veut découvrir les bus "deuxième classe" avec gens du pays à bord, des bancs moitié recouverts et moitié "foam" à l'air, des fenêtres permettant l'entrée à grand déploiement des rayons du soleil et de la poussière projetée par les camions qu'on dépasse ou que nous croisons, une suspension inexistante permettant de vivre intensément tous les cahots de la route; si nous voulons voir l'évolution du paysage tout au long des presque 800 kms de route, grimpant jusqu'a 4 800 mètres pour redescendre jusqu'au niveau de la mer, passant des montagnes de roc nu et des autres qui déversent dans les rivières au fond des canyons des chutes d'eau jusqu'à celles recouvertes d'une végétation tropicale luxuriante, retrouvant dans les dernières heures de route un territoire plus plat avec ses champs, ses animaux de ferme et ses arbres fruitiers; si l'on veut se faire une idée de la façon de vivre des gens dans cette partie du monde, avec, plus on se rapproche de Pucallpa, leurs maisons de bois aux toits de chaume pour la plupart, eh bien, je crois qu'il faut choisir la deuxième option.

 

 

Surtout que Tingo Maria n'est pas une vilaine ville ou s'arrêter : une température qui dépassse les 30 degrés, même le soir, donc des gens vêtus pour un bon nombre de shorts et de sandales; plusieurs terrasses pour y prendre, après 10 heures de route, une bonne grosse bière froide, qui, ici comme en Argentine, contient un litre de liquide et y manger; une longue et large rue avec, en son centre, une promenade avec bancs et arbres et bordée de chaque coté de larges trottoirs, autour de laquelle les gens circulent soit en bicyclettes, en motos-vespa ou encore en motos-taxi espérant des clients; plusieurs bars et discothèques, ouvertes même le dimanche soir.

 

 

Et, le lendemain matin, en allant prendre son déjeuner dans un resto du coin en attendant son bus, on découvre, sous un ciel bleu et ensoleillé, une ville avec un environnement de collines toutes vertes.

Vers Pucallpa
(Photo de Monarcaxx sur Flickr)

 
C'est vers ces collines que débutera notre trajet vers Pucallpa, la ville du bout de la route...et la porte d'entrée vers la "Selva/Jungle".

 

 

 

 

Publié dans CARNETS PÉROU

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